mardi 29 novembre 2016



Oran veut de plus en plus attirer le regard sur son potentiel et donc capter les investisseurs. On ne compte plus les salons, rencontres économiques ou encore les festivals. Le wali d’Oran le sait bien. Il ne faut pas le forcer pour citer fièrement les importants projets d’Oran comme la « réception d’un aérogare prévu en 2017 », « le téléphérique d’Oran, l’aménagement « du port d’Oran qui prévoit une extension de 7 hectares pour aller vers 23 hectares ». La liste est encore longue : le tramway, le futur TGV Oran-Tlemcen, le stade olympique prévu pour les Jeux Méditerranéens en 2021.


Si certains chantiers avancent à un rythme étonnant, d’autres sont bloqués voire annulés. De nombreux ensembles immobiliers tardent à émerger ou restent inachevés même s’ils ont commencé à être occupés.

 Autre bémol, la transformation un peu trop brutale d’Oran. Une trop forte concentration dans certaines zones fait craindre une saturation de certains quartiers. Avec 4100 logements LPP dans la même zone, il est à prévoir d’importants embouteillages, dans une zone où les routes accessibles ne sont pas nombreuses, alors que de nouveaux axes sont actuellement réalisés pour désengorger le centre-ville, mais pas ces quartiers qui seront d’autant plus fréquentés. Sans oublier la nécessité d’une gestion rigoureuse de ces nouveaux secteurs notamment en offre de services, traitement des déchets… Pour l’heure on a l’impression que la ville veut trop faire et vite.